Soft power chinois : dur dur d'imposer son influence quand on est un régime autoritaire

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Soft power chinois : dur dur d'imposer son influence quand on est un régime autoritaire

Quel pouvoir d’attraction et de séduction peut exercer la Chine avec son régime autoritaire encore noyauté par le Parti communiste ? La « force douce » se heurte toujours au mur de la censure.

Des vidéos de manifestants passés à tabac par des policiers en plein métro, des porte-parole arrêtés, un tir de semonce à balle réelle : les échos de la répression brutale qui sévit à Hong Kong depuis juin 2019 ne faiblissent pas. Ces manifestations pro-démocratie rappellent au monde la réalité autoritaire du pouvoir chinois, loin de l’image qu’il souhaiterait donner. Le New York Times le rappelait le 20 août dernier : « La Chine veut du soft power, mais à en juger par la propagande de Pékin, elle ne sait pas comment l’obtenir. »

La Chine en quête d’un storytelling

Le soft power, concept formulé en 1990 par Joseph Nye, professeur à Harvard, désigne la capacité d’une puissance à « pousser d’autres pays à faire ce qu’elle souhaite » parce qu’elle parvient à « faire vouloir à ces pays ce qu’elle veut ». Plutôt que d’imposer ses volontés grâce au hard power militaire ou économique, le soft power permet de faire accepter subtilement son plan. On troque missiles et déploiements militaires contre des outils plus subtils : une culture forte, des valeurs rayonnantes, une technologie de rupture, des universités de pointe, des institutions respectées.