Ces 4 sites mythiques tentent de résister au tourisme de masse

Monde

Ces 4 sites mythiques tentent de résister au tourisme de masse

Pour ces destinations incontournables, l’afflux massif de visiteurs est une chance autant qu’un défi. Tour d’horizon et évaluation des parades mises en place.

Pour enrayer la turismofobia, Barcelone légifère

Un bus de visiteurs vandalisé, des graffitis anti-vacanciers, des manifestations contre le tourisme de masse. À l’été 2017, les Barcelonais, dont la maire de la ville Ada Colau, clamaient leur ras-le-bol face au flot de touristes, lançant un mouvement de turismofobia qui a essaimé à Venise, Amsterdam et Lisbonne. La capitale de la Catalogne, qui compte 1,6 million d’habitants, accueille 30 millions de touristes par an, soit 19 fois sa population. Le défi, les revenus et les nuisances sont considérables : plage, rues et transports bondés, vacarme permanent, disparition des commerces de proximité.

Avec la multiplication des hôtels et des locations temporaires, les loyers ont augmenté – de 9 à 18 % en fonction des quartiers selon la presse espagnole – chassant les Barcelonais modestes vers la périphérie de la ville. Après s’être attaquée aux loueurs non déclarés et aux plateformes comme Airbnb, Ada Colau a fait voter un plan d’urbanisme qui interdit toute nouvelle construction locative dans le centre-ville. Fin mai, la justice a pour la première fois validé ce plan, déboutant un promoteur qui voulait bâtir dans l’hyper-centre.