Bac : la révolution (mal préparée) du grand oral
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Bac : la révolution (mal préparée) du grand oral

Sandrine Chesnel
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Pour la première fois cette année se tient le baccalauréat réformé, avec au menu, une toute nouvelle épreuve : 20 minutes pour convaincre un jury de professeurs. Une grande nouveauté pour les élèves, mais aussi les professeurs.

« Il y a trois ans, j’ai commencé mon rapport sur la réforme du lycée. Je me suis demandé ce qui manquait le plus dans le parcours des élèves, pour compléter la boîte à outils des compétences acquises au lycée. C’est ainsi que l’idée d’un grand oral s’est imposée. »

Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille, est l’auteur de l’étude qui a inspiré la réforme du lycée et celle du bac.

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« Je suis allé observer les pratiques d’autres pays, notamment Il Colloquio italien, mais aussi le Grand O de Sciences Po, explique Pierre Mathiot. Donner un côté solennel à cette nouvelle épreuve me semblait important pour réhabiliter notre bac, lui rendre sa valeur de rite de passage. »

Vecteur d’égalité des chances

C’est ainsi qu’en juin prochain la génération (née en) 2003 sera la toute première à affronter le nouveau bac. Un examen modifié en profondeur, puisqu’il repose sur un contrôle continu à hauteur de 40 % de la note finale et seulement cinq épreuves en juin, dont le fameux grand oral.