Bac : la révolution (mal préparée) du grand oral

Politique économique

Bac : la révolution (mal préparée) du grand oral

Pour la première fois cette année se tient le baccalauréat réformé, avec au menu, une toute nouvelle épreuve : 20 minutes pour convaincre un jury de professeurs. Une grande nouveauté pour les élèves, mais aussi les professeurs.

« Il y a trois ans, j’ai commencé mon rapport sur la réforme du lycée. Je me suis demandé ce qui manquait le plus dans le parcours des élèves, pour compléter la boîte à outils des compétences acquises au lycée. C’est ainsi que l’idée d’un grand oral s’est imposée. »

Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille, est l’auteur de l’étude qui a inspiré la réforme du lycée et celle du bac.

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« Je suis allé observer les pratiques d’autres pays, notamment Il Colloquio italien, mais aussi le Grand O de Sciences Po, explique Pierre Mathiot. Donner un côté solennel à cette nouvelle épreuve me semblait important pour réhabiliter notre bac, lui rendre sa valeur de rite de passage. »