Charter schools : dans les écoles publiques américaines, les acteurs privés prennent le relais

Politique économique

Charter schools : dans les écoles publiques américaines, les acteurs privés prennent le relais

Aux États-Unis, les « charter schools » sont des écoles publiques gérées et financées en partie par des acteurs privés. Certains saluent leur autonomie de fonctionnement et d’enseignement. D’autres voient en ces établissements l’échec de l’État pour offrir un service public de qualité pour tous et une délégation de ses responsabilités politiques.

Hayden vit à New York avec sa sœur et ses parents. Cette année, le jeune garçon entre au lycée. Naturellement, il a voulu poursuivre ses études dans l’établissement qu’il fréquente depuis cinq ans, relate sa mère Nicole Tavernier au NY Post. L’école en question ? La Success Academy Harlem East.

« Mon fils s’y épanouit. Les Charter school sont le meilleur environnement d’apprentissage possible », assure-t-elle. Hayden fait partie des 3,4 millions de jeunes Américain(e) s qui, en 2019-2020, étudiaient dans une « école à charte ».

Il s’agit d’écoles publiques opérées par un acteur privé, qui participe au financement1. Une charte est signée par l’État, représenté aux États-Unis par les districts (l’équivalent de nos rectorats) pour mandater un opérateur extérieur qui gère l’établissement. « Les États ont donc renoncé à une organisation monopolistique de l’enseignement public », indique Christophe Sente, docteur en sciences politiques et sociales.