De l’inflation à la récession, l’engrenage inéluctable

Politique économique

De l’inflation à la récession, l’engrenage inéluctable

Elle n’est pas encore tout à fait là, mais rares sont les économistes qui pensent possible d’y échapper. Elle, c’est la récession qui viendra en 2023, résultat d’une mécanique qu’il semble impossible de stopper. L’occasion de regarder de plus près ses rouages.

« La récession, on y va tout droit. » François Geerolf, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques, est catégorique. Tout comme la majorité de ses confrères. Il y a un an, pourtant, personne n’envisageait un tel revirement. Le monde pensait avoir tourné la page de la pandémie. Celle-ci s’était traduite, en 2020, par la plus forte récession depuis 1970, mais elle avait été suivie d’un rebond tout aussi spectaculaire. La récession qui vient sera-t-elle du même type ?

La Banque de France l’envisage « limitée et temporaire ». Du moins dans notre pays. Ce serait une « récession technique limitée à deux ou trois trimestres », précisent ses experts. D’après l’Insee, il y a récession quand on observe un recul du Produit intérieur brut (PIB) sur au moins deux trimestres consécutifs. Mais un simple ralentissement ne conduit pas nécessairement à une croissance négative sur l’ensemble de l’année. La Banque de France croit toujours possible échapper à la récession avec une fourchette de prévisions pour 2023 qui va d’une baisse de 0,5 % du PIB à une hausse de 0,8 %.