[Dossier] Inégalités femmes-hommes : tout comprendre aux enjeux économiques

Politique économique

[Dossier] Inégalités femmes-hommes : tout comprendre aux enjeux économiques

Des écarts de rémunérations à la charge mentale, en passant par la pénalité maternelle et le plafond de verre, la rédaction de Pour l’Éco décrypte toute l’année les enjeux économiques derrière les inégalités femmes-hommes. Vidéos, infographies, décryptages et interviews : tous les formats sont permis.

Notre dossier. Plafond de verre, inégalités salariales, temps partiel ou inégalités dans le couple : des disparités perdurent entre les femmes et les hommes, qui ont des conséquences économiques. Pour l’Éco fait le tour de ces enjeux dans une série de décryptages.

Les inégalités au travail

1. Concept défini dans les années 1970, en plein mouvement de libération des femmes, le plafond de verre regroupe toutes les barrières visibles et invisibles qui bloquent la progression des femmes dans les hiérarchies des entreprises. On revient sur ce concept dans cet article.

2. Pour la nouvelle génération, l’égalité femmes-hommes est un acquis qui ne peut plus être remis en cause. Dans les entreprises pourtant, même entre les plus jeunes collaborateurs, des inégalités persistent. Elles constituent, l’air de rien, le plafond de verre auquel les femmes vont se heurter quelques années plus tard. Explications.

3. Si les entreprises ne veulent pas promouvoir les femmes, faut-il les y obliger ? C’est le pari fait par la loi de 2011 sur les quotas de femme dans les entreprises du CAC 40. Un pari gagnant, mais qui ne lève pas toutes les barrières. 

4Alors qu’elles sont ultra-majoritaires dans le secteur public, les femmes qui y travaillent connaissent de fortes inégalités de salaire et de carrière. De quoi entacher l’image d’Épinal d’une fonction publique qui ne ferait aucune distinction entre les genres. On fait le tour de la question.

5. Les différences de revenus entre hommes et femmes s’expliquent d’abord par l’inflexion que donnent les femmes à leur carrière après la naissance d’un enfant, mais les traditions sociales jouent un rôle majeur. L’économiste André Zylberberg revient sur les racines profondes de la « pénalité maternelle ».

6. Pour Élisabeth Moreno, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, le 8 mars ne sera pas une journée archaïque tant que les femmes subiront des inégalités et des violences. Elle place les entreprises face à leurs responsabilités pour promouvoir des femmes de talents et réfute l’argument du "manque de vivier". Entretien.

7. Les entreprises de plus de 50 salariés devaient évaluer les écarts de rémunération entre femmes et hommes au plus tard le 1er mars 2022. En 2020, la note moyenne était de 86/100. On vous explique les limites de ce dispositif, en infographie.

8. Le corps électoral ayant un biais en faveur des hommes, les quotas de genre incitent les partis à présenter des candidatures masculines dans les circonscriptions où le résultat s’annonce serré. Notre plongée dans le milieu politique.

9. Avec la loi Rixain, après les conseils d’administration, ce sont les comités exécutifs et de direction des grandes entreprises qui devront bientôt respecter un quota de 30 % puis 40 % de femmes. Un passage obligé pour davantage de parité, expliquent les spécialistes.

10. Plus il y a de femmes aux manettes, plus la performance des organisations s'améliore. Pourtant, les femmes peinent encore à faire jeu égal avec les hommes à bien des niveaux. Toutes les enquêtes le prouvent.

L’égalité se joue aussi dans l’intimité

1. En France, les revenus des femmes en couple sont en moyenne inférieurs de 42 % à ceux de leur conjoint. Chaque petite décision du quotidien dessine les rapports de genre dans toute la société. On vous dit pourquoi l’intime est décidément très politique.

2. Si, avec un même diplôme, filles et garçons réussissent plus ou moins à faire carrière égale pendant leurs premières années de vie professionnelle, tout bascule quand ils deviennent parents. Booster de carrière pour les hommes, le bébé est souvent un fort ralentisseur pour les femmes. Décryptage.

3. Dans son livre, l’autrice Lucile Quillet a sorti la calculette pour chiffrer les coûts d’un couple hétérosexuel répondant aux normes sociales dominantes. Contraception, charge sexuelle, travail domestique ou parental… Pour l’autrice, les hommes (et la société tout entière) ont une énorme dette envers les femmes. Interview.

4. Même quand les conjoints choisissent le mode amiable, la séparation fait voler en éclats les économies d’échelle inhérentes au mariage. De nouvelles dépenses apparaissent et l’inégalité des situations est mise en pleine lumière. L’appauvrissement est la règle.

5. Malgré le principe d’égalité face au droit, les hommes et les femmes ne sont pas pris en charge de la même manière par le système judiciaire. Immersion dans les coulisses où biais et préjugés sont légion.

6. Plus de femmes meurent d'un infarctus que d'hommes. Cela vous surprend ? C'est tout le problème. Les stéréotypes de genre, présent dans l'esprit des patients comme des soignants, empêchent de bien soigner les hommes et les femmes.

En vidéo

1. En occultant les femmes médecins, chercheuses, politiques, les médias d’information tronquent la réalité et continuent d’entretenir un rapport entre les genres qui est aujourd’hui largement faux.

Inégalités dans les médias : les femmes expertes absentes à la radio

2. Droits TV, mercato, sponsors…. Le modèle économique du foot masculin et celui du foot féminin n’ont rien à voir. Et comme la composition du chiffre d’affaires influence la rémunération des joueuses et des joueurs, elles ne sont pas payées autant.

Combien valent les footballeuses ?

3. À poste égal au sein de la même entreprise, une femme gagne déjà moins qu’un homme. Mais dés lors qu’on tient compte du revenu entre toutes les femmes salariées et tous les hommes salariés, l’écart se creuse d’autant plus parce que les hommes ont des postes plus rémunérateurs (on parle alors de « ségrégation professionnelle ») et parce que les femmes travaillent significativement plus à temps partiel (c’est l’effet « durée du travail »).

L'inégalité salariale entre hommes et femmes en chiffres

4. 96% des prisonniers en France sont des hommes. Le résultat d'une déviance masculine disproportionnée ? Pas seulement. Du commissariat à la cellule de prison, la violence masculine est davantage surveillée et on n'y donne pas la même réponse. Policier(e)s, avocat(e)s et juges orientent les hommes et les femmes différemment. A chaque étape, des biais sociologiques les poussent à genrer avant de juger.

La justice et la violence masculine