Élections : les politiques mentent-ils de plus en plus pour conquérir le pouvoir ?

Politique économique

Élections : les politiques mentent-ils de plus en plus pour conquérir le pouvoir ?

Le mensonge, en économie, est une pratique vieille comme le monde. Mais la montée du populisme semble avoir fait entrer les élections dans l’ère de la « post-vérité ». Ment-on plus désormais pour conquérir le pouvoir ?

« Jamais, probablement, un homme ou une femme politique n’a menti autant que Donald Trump. » Cette sentence de la juriste et américaniste Anne Deysine n’est pas une simple opinion. Elle s’appuie sur un décompte du Washington Post, qui s’était donné pour mission de relever le nombre de « déclarations fausses ou trompeuses » proférées par l’ex-président des États-Unis.

D’après le quotidien américain, le bilan – astronomique –, s’élève à 30 573 propos mensongers en quatre ans ! Une telle pratique du mensonge a-t-elle permis à Donald Trump de gagner l’élection de 2016 ? Pas si simple. Mais deux constats s’imposent : elle ne l’a pas empêché de se faire élire ; et elle n’a pas été sanctionnée.

Malgré sa défaite en 2020, l’homme d’affaires a en effet gagné 11 millions de votes entre les deux scrutins. Autrement dit, s’il a mobilisé une majorité d’Américains contre lui, il a aussi considérablement renforcé le camp de ses partisans. Donald Trump n’est pas le seul représentant de cette ère de la « post-vérité », qui serait en train de modifier les règles du jeu politique.