Gay, lesbiennes, trans... La discrimination des LGBT+ coûte cher à l’économie

Politique économique

Gay, lesbiennes, trans... La discrimination des LGBT+ coûte cher à l’économie

L’homophobie représente un non-sens économique. Empêcher les personnes LGBT+ de s’aimer comme les autres, c’est aussi empêcher la collectivité de jouir des richesses et compétences qu’elles peuvent apporter à l’économie et à la société. La recette est… très lourde.

UneduHS8.pngCet article est extrait de notre hors-série consacré à l'amour. Retrouvez-le en kiosque le 12 janvier 2022.

« La discrimination des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres engendre des coûts économiques et sociaux considérables, par le biais de canaux très divers », explique l’OCDE dans son panorama de la société de 2019. Mais disons-le d’emblée, ce calcul est complexe : que représente le manque à gagner suscité par l’homophobie et la transphobie ? (Spoiler : c’est considérable.)

Lee Badgett, économiste au Williams Institute de l’université UCLA (Californie), s’est attelée à cette lourde tâche. « Après avoir rassemblé toutes les données que j’ai pu trouver, j’ai estimé que l’Inde avait perdu jusqu’à 1 % de son produit intérieur brut (PIB) à cause de l’homophobie et de la transphobie. » Si l'on extrapole à l’échelle mondiale – en considérant prudemment que la communauté LGBT+ représente en moyenne entre 3 % et 5 % de la population d’un pays – « cela équivaut à 880 milliards de dollars en 2019, soit quasiment la taille de l’économie des Pays-Bas (la 17e plus grande économie du monde) ».