Impôt sur la fortune : le taux parfait existe-t-il ?

Politique économique

Impôt sur la fortune : le taux parfait existe-t-il ?

Les économistes cherchent à répondre à cette question : si le taux d’imposition sur la richesse varie, de combien varie l’assiette, c’est-à-dire la fortune déclarée volontairement par le contribuable ?

L’impôt sur la fortune vise à taxer l’ensemble de la richesse d’un contribuable. En général, cette dernière se compose principalement de produits financiers et de capitaux immobiliers. Aujourd’hui, seuls trois pays prélèvent encore un impôt de ce type : la Norvège, l’Espagne et la Suisse. En France, l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été remplacé, en 2018, par l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI), assis uniquement sur le patrimoine immobilier non professionnel.

A priori, les contribuables assujettis à un tel impôt peuvent être tentés de sous-déclarer ou d’exiler une partie de leur richesse dans des niches fiscales exemptes de ce type de prélèvement. Ils peuvent aussi placer leurs avoirs dans des pays étrangers à la fiscalité plus légère, voire s’y expatrier purement et simplement.