Pourquoi la hausse du taux de chômage n’est pas une si mauvaise nouvelle
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Politique économique

Pourquoi la hausse du taux de chômage n’est pas une si mauvaise nouvelle

Clément Rouget
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Derrière la légère hausse du taux de chômage annoncée par l’Insee au troisième trimestre se cachent plusieurs nouvelles réjouissantes pour l’économie française, dont un taux d’emploi record. De quoi raviver la flamme politique du plein-emploi.

Bonne nouvelle, le chômage augmente ! ?

L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) prévoyait une baisse du taux de chômage à 7,6 % pour le troisième trimestre. Celui-ci a légèrement augmenté, à 8,1 %. Pourtant au lieu d’attrister les économistes, cette annonce a plutôt été bien accueillie.

Éco-mots

Taux de chômage

Rapport en pourcentage entre le nombre d’individus étant au chômage et le nombre total d’actifs. C’est la proportion des chômeurs parmi les actifs.

Sont-ils devenus fous ? Non. Car en se penchant dans les détails des statistiques publiques, cette mauvaise nouvelle apparente en cachait une autre beaucoup plus réjouissante : la France a atteint son plus haut niveau de taux d’emploi depuis 1975, avec 67,5 %. Il excède même son niveau d’avant-crise de 0,7 point.

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Éco-mots

Taux d’emploi

Rapport en pourcentage entre le nombre de personnes en emploi et le nombre total de personnes. Il est calculé par rapport à la population en âge de travailler, généralement de 15 ans à 64 ans. Depuis 1990, celui des femmes a quasiment augmenté en continu durant cette période, alors que celui des hommes a plutôt eu tendance à baisser notamment chez les moins de 25 ans et les plus de 55 ans.