La mobilité géographique et professionnelle, obstacle caché au plein-emploi
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Politique économique

La mobilité géographique et professionnelle, obstacle caché au plein-emploi

Erwan Pastol, Professeur de SES
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Le gouvernement vient de modifier les règles de l’assurance chômage en raccourcissant la durée d’indemnisation en cas de conjoncture favorable. Pour être efficace, cette mesure suppose que les allocataires concernés soient en mesure de trouver rapidement un emploi. Elle pourrait donc buter sur les freins à la mobilité géographique et professionnelle caractéristiques du marché du travail français.

L’essentiel

- À partir du 1er février 2023, les allocataires chômage verront leur durée d’indemnisation réduite d’un quart dès lors que le taux de chômage sera inférieur à 9 % au niveau national.

L’idée du gouvernement est ainsi à la fois d’inciter au retour à l’emploi et de faire des économies de dépenses publiques

- Problème, le marché du travail souffre surtout d’un problème « d’appariement », en particulier lié au marché immobilier

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« De 100 à 150 000 retours à l’emploi » supplémentaires en 2023. Sans qu’aucune étude d’impact des services statistiques ministériels concernés ne vienne l’étayer, c’est l’objectif chiffré qu’Olivier Dussopt, ministre du Travail, assigne au changement des règles d’indemnisation du chômage que le gouvernement vient d’opérer par décret.

Concrètement, à partir du 1er février 2023, les allocataires verront leur durée d’indemnisation réduite d’un quart dès lors que le taux de chômage sera inférieur à 9 % au niveau national. Un plancher est fixé : la durée d’indemnisation minimale sera de six mois.