La réduction du temps de travail (RTT), une vieille histoire
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Politique économique

La réduction du temps de travail (RTT), une vieille histoire

Pierre Martin
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De la limitation du travail des enfants au XIXe siècle aux lois Aubry (2000) et leurs répercussions, la question du temps passé au travail est une constante économique.

« Enrichissez-vous, par le travail et par l’épargne » : le mot du ministre Guizot rappelle que l’important est de se constituer une « fortune », même modeste, pour faire face à l’« infortune ».

Au XIXe siècle où la plus grande liberté du travail prévaut, celle que Jaurès qualifiera de « liberté du renard libre dans le poulailler libre », la révolution industrielle a engendré une véritable mystique du travail : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front. »

Aussi les jours chômés (ceux où l’on ne travaille pas) correspondaient-ils aux seules fêtes religieuses.

La question du temps de travail se pose en même temps que se développent à la fois l’industrialisation et le système usinier qui regroupe des salariés sous le même toit.

À lire Préférez-vous dépenser votre temps ou votre argent ?

En 1840, le docteur Villermé publie le Tableau de l’état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie. Ce rapport va ouvrir la porte aux premières mesures de réduction de la durée du travail : en 1841, le travail des enfants est limité à huit heures par jour pour les moins de 12 ans et à 12 heures pour les moins de 16 ans.