Le déficit commercial français, une juste source d'inquiétude ?

Politique économique

Le déficit commercial français, une juste source d'inquiétude ?

Le déficit commercial atteint désormais 100 milliards sur douze mois glissants selon la direction générale du Trésor Les responsables politiques y voient un manque de compétitivité des entreprises tricolores. Pourtant, un excédent commercial n’est pas toujours une situation enviable. Explications. 

La liste donne le vertige et atteste du manque criant de compétitivité d’une partie de l’économie française.

Au premier trimestre 2022, le déficit commercial, soit la différence entre les exportations et les importations de marchandises, s'est creusé à 31 milliards d'euros, contre 16,2 milliards à la même époque de l'an dernier. Et il atteint désormais 100 milliards sur douze mois glissants selon la direction générale du Trésor. Si, comme le martèle régulièrement Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, « la puissance d’une grande nation se mesure à son commerce extérieur », la situation tricolore semble dramatique…

Dans son dernier rapport, le Haut-Commissariat au plan (HCP) identifie 884 postes pour lesquels le déficit commercial de la France est supérieur à 50 millions d’euros, ces postes représentant 78 % du déficit hors hydrocarbures. On y trouve pêle-mêle les vélos électriques, les antibiotiques, les défibrillateurs, les montures de lunettes, les fibres optiques, les moissonneuses-batteuses, les cuisinières électriques ou encore les prothèses auditives et les pneumatiques.