Le RSA dissuade-t-il vraiment de travailler ?
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Politique économique

Le RSA dissuade-t-il vraiment de travailler ?

Mélanie Tavernier, Professeur de SES
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Débarrassé de la plupart des effets pervers du RMI, qui l’avait précédé, le Revenu de solidarité active a malgré tout mauvaise réputation.

couvQuels sacrifices sommes-nous prêts à consentir pour financer, exécuter et assumer la transition énergétique, c’est-à-dire une gigantesque décarbonation de l’économie et de la société ? C'est le sujet qu'a choisi de traiter la rédaction de Pour l'Éco ce mois-ci. À retrouver en kiosque et en ligne.

Les propositions de réformes sociales occupent une place de choix dans les programmes électoraux. Pendant la dernière campagne présidentielle, celles qui concernaient le RSA n’ont pas manqué : il faut le conditionner à l’obligation d’une activité, demandaient certains candidats, le généraliser à toute la population, suggéraient d’autres. À cette occasion, le grand reproche contre le RSA a fait sa réapparition : ce revenu ne dissuade-t-il pas précisément ses bénéficiaires de retrouver une activité ? Passons ce reproche en revue.

Pensé comme une rupture

S’élevant à 572,52 euros pour une personne seule et sans enfant, le RSA est versé à près de deux millions de personnes sans ressources ou bien en complément de leur (faible) revenu du travail. Il permet ainsi de garantir un revenu minimum à tout individu, qu’il soit ou non en capacité de travailler. Instauré en 2007 pour remplacer le Revenu minimum d’insertion (RMI), le RSA a été pensé comme une rupture.