L'État français, modèle grippé aux dépenses lourdes et à l'efficacité limitée
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Politique économique

L'État français, modèle grippé aux dépenses lourdes et à l'efficacité limitée

Julie de La Brosse
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La pandémie l’a rappelé : les dépenses publiques ne sont pas un mal en soi. Plus un État dépense, plus il est efficace. Mais relativement à ce qu’il dépense, l’État français est vraiment peu efficace. Par excès de centralisation, éparpillement des structures et consanguinité administrative.

« Les Français sont quand même un peuple étrange. Ils demandent à la fois toujours plus de services publics et toujours moins d’impôts. » Le haut fonctionnaire François Ecalle, président de l’association Fipeco, est habitué. Ces derniers 18 mois de crise sanitaire n’ont certainement pas guéri cette schizophrénie.

Alors qu’au début de la crise, on a déploré les mensonges, les lourdeurs administratives et les défaillances en tous genres de l’appareil d’État, depuis quelques mois, une petite musique se fait entendre autour de la nécessité d’un État fort. Sans doute que le « quoi qu’il en coûte », avec ses plus de 100 milliards d'euros en argent public, a permis de sauver des centaines de milliers d’entreprises de la faillite, redorant l’image d’un État souvent jugé trop gras et trop puissant.

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Seuls les plus libéraux des candidats à la prochaine élection présidentielle osent réclamer une réduction des effectifs de la fonction publique, à l’image de Valérie Pécresse (LT) qui propose de supprimer « 150 000 postes dans l’administration administrante. » « Car aujourd’hui, le sentiment qui domine est que le niveau des services publics n’est pas à la hauteur du niveau des prélèvements obligatoires », observe Alain Lambert, ancien ministre du Budget et président du Conseil national d’évaluation des normes.