L’héritage trop taxé en France ? Une idée fausse mais tenace

Politique économique

L’héritage trop taxé en France ? Une idée fausse mais tenace

L’impôt successoral intervient au « bon moment » en ce sens qu’il ne crée pas de distorsions dans le comportement des agents, contrairement à l’impôt sur le salaire ou sur le patrimoine.

Il est l’impôt le plus impopulaire de France, 80 % des Français le jugeant illégitime et trop élevé. C’est pourtant une belle idée fausse. En moyenne, l’impôt sur l’héritage n’excède pas 5 % dans l’Hexagone, du fait notamment de l’exonération des droits de succession des 100 000 premiers euros, qui concerne 80 % des héritages.

Même les tranches les plus élevées qui devraient être ponctionnées à hauteur de 40 %, ne sont imposées qu’à 25 % en moyenne, grâce notamment aux niches fiscales de l’assurance-vie.

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Les inégalités en jeu

À rebours des pays de l’OCDE, qui tendent à supprimer l’impôt sur les successions, il serait pourtant utile, pour ne pas dire urgent, de l’augmenter. Avec le retour de la rente en économie (le capital rapporte plus que le travail), l’héritage joue en effet un rôle prépondérant dans l’accroissement des inégalités, dont l’enjeu dans les pays développés n’est plus à démontrer.