L'immigration rapporte plus aux finances publiques qu'elle n'en coûte

Politique économique

L'immigration rapporte plus aux finances publiques qu'elle n'en coûte

C'est la conclusion d'une étude de l’OCDE, qui corrobore plusieurs travaux d’économistes. L'âge et le niveau de qualification des personnes sont déterminants dans ce calcul.

C’est une question qui est régulièrement au centre du débat public : les immigrés sont-ils des contributeurs nets ou une charge pour les finances publiques d’un État ? En d’autres termes, perçoivent-ils plus que ce qu’ils ne versent via l’impôt et les cotisations ?

À quelques mois de la présidentielle, on fait le pari que le sujet va revenir sur le devant de la scène. Hasard du calendrier, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a répondu à cette interrogation début novembre avec ses Perspectives des migrations internationales 2021, « pour disposer de données fiables, actualisées et comparables à l’échelle internationale ».

Les résultats sont clairs : « Dans les 25 pays de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles, en moyenne au cours de la période 2006-18, la contribution des immigrés sous la forme d’impôts et de cotisations a été supérieure aux dépenses publiques consacrées à leur protection sociale, leur santé et leur éducation. »