Parcoursup, un coupable idéal bien pratique

Politique économique

Parcoursup, un coupable idéal bien pratique

Accusée de tous les maux, la plateforme Parcoursup est surtout un paratonnerre bien pratique pour détourner l’attention du sous-financement chronique du secondaire et de l’enseignement supérieur publics.

« Si je suis élu, je supprimerais Parcoursup ! » . La proposition, radicale voire démagogique, a connu un joli succès auprès de certains candidats à l’élection présidentielle, en mai dernier. Tour à tour Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo, Fabien Roussel ou bien encore Yannick Jadot ont dénoncé une « boîte noire », « un Koh-Lanta de l’orientation », « un système inhumain », qui ne servirait qu’à apprendre aux jeunes « à mentir en écrivant dix lettres de motivation différentes ». Fichtre.

Génération liste d’attente

Créé en 2017 pour remplacer la plateforme Admission post-bac (APB) dans le cadre de la « Loi orientation et réussite », le principal défaut de Parcoursup est son incapacité à apporter une réponse rapide aux futurs étudiants : au soir du premier jour de la phase d’admission, la majorité d’entre eux est sur liste d’attente, et les journées sont très longues pour celles et ceux qui doivent attendre que des candidats mieux classés se désistent, afin que leur dossier remonte dans les files d’attente et qu’une proposition d’admission ferme leur soit faite.