Peut-on réduire l’inflation sans casser la croissance ?

Politique économique

Peut-on réduire l’inflation sans casser la croissance ?

Pour juguler une inflation record, la Réserve fédérale américaine relève son taux directeur. Historiquement, ce virage vers une politique monétaire restrictive s’est généralement accompagné d’un ralentissement voire d’un repli de l’activité économique. Sera-ce encore le cas cette fois-ci ?

Deux hausses coup sur coup. Après un relèvement de 25 points de base le 16 mars, la Fed a augmenté son taux directeur de 50 points de base le 4 mai dernier, la cible de taux étant désormais fixée à 0,75-1%. Et dès l’annonce du relèvement de la cible de taux directeur de la Banque centrale américaine, de nombreux analystes ont ainsi promis un hard landing (atterrisage difficile) à l’économie américaine, mêlant hausse du chômage et ralentissement de la croissance dès 2022.

Entre inflation et récession, il semble qu’il faille choisir. La mise en œuvre d’une politique de désinflation, autrement dit de modération de la hausse générale des prix, s’opère souvent au détriment de la croissance économique et de l’emploi à court terme.