Philantropie : Quand le privé finance l’intérêt général
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Philantropie : Quand le privé finance l’intérêt général

Jessica Berthereau
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L’État français a mis en place un cadre législatif et fiscal très incitatif visant à encourager la générosité des particuliers et des entreprises. Conséquences : un boom du nombre de fondations créées.

Qu’est-ce que la philanthropie ? D’après son étymologie, ce terme vient du grec et signifie « amour de l’humanité ». De nos jours, la philanthropie désigne « l’ensemble des dons et des actions en faveur de l’intérêt général », explique Laurence de Nervaux, responsable de l’Observatoire de la philanthropie à la Fondation de France.

Il s’agit d’un véritable écosystème qui compte différents acteurs : les fonds et fondations qui financent et accompagnent les projets, les associations qui exécutent les opérations sur place, les bénévoles qui offrent leur temps et leurs compétences et enfin les donateurs, dont les contributions sont variables en quantité et en nature (don financier ou don en nature comme des vêtements ou des denrées alimentaires).

Source : OCDE, dons sur la période 2013-2015 en milliards de dollars US

La forte croissance des fondations

Le secteur de la philanthropie s’est développé plus tardivement en France que dans d’autres pays comme les États-Unis ou le Royaume-Uni. « Historiquement, il y avait une certaine méfiance de l’État français vis-à-vis de l’engagement privé en faveur de l’intérêt général. Puis l’État a peu à peu pris conscience que les besoins étaient très importants et de plus en plus complexes et qu’il était pertinent d’accompagner l’engagement des acteurs privés au service de l’intérêt général », développe Laurence de Nervaux. Une des premières étapes, il y a 50 ans, fut la création de la Fondation de France dont la mission est toujours de développer la philanthropie privée en France.