Pratique sportive : business model à revoir pour l'Agence nationale

Politique économique

Pratique sportive : business model à revoir pour l'Agence nationale

L'ANS, groupe d'intérêt public qui a succédé à l’Insep en 2019, concentre des financements intégralement publics, alors que son statut lui impose des partenariats privés. Une dérogation a été accordée jusqu’à la tenue des JO de 2024, mais le 31 décembre 2025 au plus tard, le modèle économique de l’agence sera réexaminé.

Éco-mots

Modèle économique

C’est un document synthétique qui décrit la manière dont l’entreprise gère son positionnement et ses activités, génère de la rentabilité et parvient à se financer.

Un rapport de la Cour des comptes critiquait en 2013 la gestion financière du sport en France. En cause, des aides de l’État inefficaces dans la démocratisation de la pratique sportive et dans la quête de médailles olympiques.

À l’époque gérées par l’Insep, les politiques publiques sportives relèvent depuis 2019 de l’Agence nationale du sport. Ce groupe d’intérêt public (GIP) gère un budget de 363,3 millions d’euros en 2021, dont 60 millions issus du plan de relance.

Un tiers est destiné à la haute performance sportive, le reste à la pratique du sport par tous les publics. Principal objectif : inciter trois millions de personnes supplémentaires à pratiquer un exercice physique quotidien d’ici à 2024.