Tourisme médical : la France fait pâle figure  
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Tourisme médical : la France fait pâle figure  

Julie Desrousseaux
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L’Inde, la Malaisie ou la Thaïlande ont bâti de grandes structures hospitalières afin d’accueillir des patients étrangers. Malgré la qualité et le coût attractif des soins dans l’Hexagone, la France fait figure de petite joueuse.

Pour Hager Al Mousawy, la décision fut rapide : « Quand le diagnostic de cancer des os a été confirmé pour ma mère, j’ai réservé deux billets d’avion Le Caire-Paris et quinze jours plus tard, nous étions dans la salle d’attente de l’hôpital Gustave-Roussy de Villejuif », l’un des plus réputés en oncologie. Cette diplomate égyptienne et sa mère sont des touristes médicales : elles ont quitté leur pays pour recevoir, à l’étranger, des soins médicaux programmés.

Un marché faiblement régulé

Ils sont plusieurs millions, chaque année, à faire leur « marché » international de soins. Pour les Américains, il s’agit de trouver ailleurs une qualité équivalente sans avoir à débourser autant que chez eux. Les Britanniques cherchent plutôt à court-circuiter les longs délais d’attente de leurs hôpitaux publics.

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Il y a aussi les patients qui souhaitent accéder à des technologies non disponibles – pour des raisons techniques, juridiques ou culturelles – dans leur pays et qui viennent d’Amérique du Sud ou du Moyen-Orient, principalement.